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October 15 Hymnes : la solution !Dans la précipitation et sous le coup d'une réaction émotionnelle compréhensible, le gouvernement vient de prendre des mesures irréfléchies et qui, nous le souhaitons, ne seront jamais appliquées. Faire payer à la majorité des spectateurs venant se faire plaisir, la bêtise, la connerie, l'imbécillité crasse d'un millier de personnes, relève d'une injustice aberrante. Ensuite, ne pas évaluer les dégâts d'une évacuation brutale de 80.000 supporters autour du stade, dans la ville de Saint-Denis et dans le métro, relève d'une étonnante irresponsabilité. La meilleure solution, initiée il y a quelques années par Blatter qui n'a pas été suivi, et reprise hier par le président du Conseil Général, Bartolone, c'est de supprimer carrément les hymnes nationaux. N'oublions jamais que la trompette de Déroulède et les refrains cocoricos nous ont conduit à trois reprises vers les boucheries de 1870, 1914 et 39-45. Remplaçons, par exemple, ces incitations à la haine de l'autre, par "L'hymne à la joie", c'est-à-dire le final de la sublime 9° Symphonie de Beethoven. C'est d'ailleurs l'hymne officieux de l'Union Européenne. Je suis pourtant tout aussi franchouillard qu'un autre mais j'aime écouter La Marseillaise dans des circonstances plus émouvantes que celles qui entourent un match de football. Rien de neuf chez les BleusPour que la France rejoue contre la Tunisie, l'Algérie ou le Maroc, on attendra une cinquantaine d'années afin que les conneries émotionnelles s'évaporent et qu'on ne siffle plus La Marseillaise. Sur le terrain, rien qu'on ne sache déjà. Devant une équipe tunisienne qui venait au stade de France pour se régaler et se faire applaudir, la défense en carton-pâte des Bleus a explosé très rapidement, exactement comme en Roumanie. Il faut dire que Domenech, têtu comme un breton qu'il n'est pas, avait aligné son célèbre tandem catastrophe Boumsong-Abidal en charnière centrale, Squillacci et Mexès cirant le banc de touche. Boumsong a bu de belles tasses de capucino devant le lensois Jemaa et Mandanda continue de nous inquiéter. Pour le reste – mais on le savait déjà – le trio Gourcuff-Ribéry-Henry a tenu joliment la baraque. Une révélation : Fanni, le rennais, au poste d'arrière droit. Domenech va se sauver, bien sûr, mais son équipe est loin de nous rassurer October 13 TandemPlus j'y réfléchis, plus je me dis que ce match en Roumanie était une affaire de tandem. Un tandem de luxe et un tandem de misère. D'un côté, ceux qui vont sauver Domenech, Ribéry et Gourcuff, de l'autre ceux qui ont failli le noyer, Abidal et Boumsong. Les premiers improvisent, décident à la manière d'un compositeur devant son papier de musique. Ribéry a énormément progressé dans sa maîtrise du ballon, dans ses gestes techniques mais il est surtout l'un des rares joueurs européens a posséder ce pouvoir d'accélération qui désarçonne une défense. De plus, la plupart de ses actions utilise la profondeur ce qui lui permet, si j'ose dire, de trouer les lignes arrières. A part ses premières prestations à Rennes, on ne savait pas grand chose des possibilités réelles de Gourcuff. Nos amis italiens, emballés d'abord et le comparant à Zidane, le trouvaient inconstant et moins disponible par exemple qu'un Pato, utilisable dès son arrivée au Milan. Or, depuis le début de cette saison, à Bordeaux comme en équipe de France, il est bluffant. Son passage à Milanello lui a donné du muscle et de la conviction. Ces deux joueurs ont tapé dans l'œil de Mourinho qui était allé se perdre à Constanta. L'autre tandem, celui de la misère, était composé de deux joueurs qui ne sont pas titulaires dans leur club. Ceux qui prenaient Abidal pour Fachetti se sont mis le doigt dans l'œil. Quant au brave Boumsong que j'aime bien, il était bon avec Auxerre. Evra, impardonnable sur le premier but, a récolté de très mauvaises notes. Injustement. Il fallait tenir compte de son gros apport offensif. A demain. October 12 La case "Sursis" pour DomenechLa lettre de licenciement de Domenech, ce sera pour une prochaine fois ! Il retourne à la case "sursis", sauvé par ses joueurs, par le talent surtout de ses attaquants. Même si le contrat non écrit qu'on lui avait imposé n'est pas rempli. C'était cinq points en trois matches. Il n'y en a que quatre au compteur mais le match nul des Autrichiens aux Iles Féroé et la victoire de la Serbie contre la Lituanie donnent une position plus confortable aux Bleus pour la qualification au Mondial 2010. Il faudra cependant que Domenech revoie entièrement sa copie en ce qui concerne sa défense centrale, une nouvelle fois catastrophique dans ce match où les Roumains l'ont baladée pendant tout le premier quart d'heure. Heureusement, le mental, la force de caractère des Bleus et leurs qualités techniques lui ont permis de remonter la pente. L'égalisation de Gourcuff est sompteuse. Pour Domenech, le bureau du
Conseil Fédéral décidera de son sort mercredi prochain, au lendemain du match
amical France-Tunisie.
Les Bleus remontent la pente
Les Bleus remontent la pente. Secoués sévèrement, endormis par la technique et la vivacité. des attaquants roumains pendant un bon quart d'heure, ils se sont réveillés brutalement grâce aux accélérations d'un Ribéry insaisissable. Ils ramènent de Roumanie un point qui vaut de l'or compte tenu des circonstances de ce match, d'abord la blessure de Vieira à l'échauffement et puis, une nouvelle fois, l'effondrement de la charnière centrale française. Boumsong et Abidal n'avaient jamais joué ensemble et ça s'est vu d'entrée de jeu. A deux à zéro pour la Roumanie, on s'est dit que la messe était dite et que la lettre de licenciement de Domenech était déjà dans la besace du facteur. Et puis, pendant une heure de jeu, les Français se sont déchaînés (60 contre 40 % de possession de balle). Jeu collectif, jeu d'artistes par de beaux techniciens comme Ribery surtout, Gourcuff, Thierry Henry, Benzema et même Evra. Ribéry et ensuite Gourcuff d'une frappe canon ont donc égalisé et remis l'équipe de France sur de bons rails, une France très faible derrière et très forte devant. On attend la suite
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Eugène SACCOMANO |
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